Objectif Le projet MeDCare vise à renforcer le système d’EFTP en Tunisie dans les domaines du biomédical et de la santé numérique, à travers la création d’un curriculum innovant de niveau EQF5 menant à un double diplôme pour les techniciens en technologies médicales et en soins de santé numériques. Le projet s’aligne sur les standards de l’Industrie 4.0 ainsi que sur les cadres européens de référence, afin de répondre aux besoins urgents du secteur de la santé, de réduire les inadéquations de compétences et de limiter la migration des professionnels de santé. Grâce à une coopération internationale entre des institutions tunisiennes et européennes, MeDCare développe une structure de formation intégrée incluant des technologies avancées telles que la réalité virtuelle, l’intelligence artificielle appliquée à l’apprentissage et la certification basée sur la blockchain. Les enseignants bénéficient d’activités de renforcement des capacités ciblées, notamment des sessions pratiques en Italie et en Espagne, tandis que les étudiants en Tunisie accèdent à de nouveaux laboratoires de réalité virtuelle ainsi qu’à des modules techniques actualisés adaptés aux besoins des marchés locaux et régionaux. La mise en œuvre du projet suit une approche structurée : une analyse initiale des besoins oriente la conception du curriculum, qui est ensuite testé à travers un programme pilote destiné aux apprenants tunisiens. Cette phase pilote permet l’attribution de micro-certifications ainsi que de certificats Europass, garantissant des qualifications sécurisées et reconnues à l’international. Les autorités nationales et les acteurs du secteur de la santé sont impliqués tout au long du projet afin d’assurer la pertinence et la durabilité des nouvelles normes de formation. MeDCare contribue aux priorités économiques et numériques de la Tunisie en développant une main-d’œuvre de santé résiliente dotée de compétences techniques et transversales. Il soutient également les objectifs européens de transition verte et numérique, favorise le développement durable du secteur médical et améliore l’employabilité en rapprochant les résultats de formation des besoins réels du marché du travail. Enfin, la signature d’un protocole d’accord (MoU) entre les partenaires ITS, Elemtiez et ATFP formalise le parcours de double diplôme et garantit son adoption à long terme. En renforçant les capacités institutionnelles, en modernisant les curricula et en améliorant les compétences des enseignants, MeDCare élargit les opportunités d’accès à une formation professionnelle de qualité et contribue à la modernisation du système de santé en Tunisie.
Le projet LIVEVET vise à faire évoluer le modèle opérationnel des organisations et prestataires de l’EFTP (Enseignement et Formation Techniques et Professionnels) en introduisant un modèle innovant basé sur la méthodologie des Living Labs. Cette approche repose sur une partenariat public–privé–personnes (PPPP) actif, afin de transformer les établissements d’EFTP en acteurs clés de la transition verte et numérique inclusive. Les Living Labs sont des écosystèmes d’innovation ouverte, centrés sur l’utilisateur et souvent ancrés dans un contexte territorial, intégrant des processus simultanés de recherche et d’innovation au sein d’une collaboration entre acteurs publics, privés et citoyens. Dans ce cadre, le développement stratégique d’un Living Lab en EFTP repose sur la mise en place d’un partenariat durable entre les parties prenantes : prestataires de formation, décideurs politiques, entreprises, apprenants et chercheurs, engagés dans des accords de collaboration à long terme. Le projet LIVEVET s’aligne sur des cadres politiques régionaux majeurs, notamment le processus de Turin de la Fondation Européenne pour la Formation (ETF) ainsi que le Plan économique et d’investissement de l’Union européenne pour le voisinage sud. Le processus de Turin identifie plusieurs défis clés dans les systèmes d’EFTP en Liban, Tunisie, Jordanie et Égypte, tels que les inadéquations entre compétences et marché du travail, la faible collaboration entre le secteur éducatif et l’industrie, ainsi que le besoin de renforcer les compétences liées aux économies durables et émergentes. À travers cette approche, LIVEVET ambitionne de renforcer la capacité des systèmes d’EFTP à contribuer activement à une transition verte et numérique plus inclusive et plus efficace.
Le projet SHE-GROWS est une initiative de trois ans visant à autonomiser les communautés rurales de Béja et Jendouba en Tunisie, en particulier les femmes, à travers l’introduction de techniques agricoles hydroponiques économes en ressources et le développement d’un entrepreneuriat coopératif durable. Porté par EFA El Soto (Espagne), en partenariat avec des organisations en Italie, en Tunisie et en République tchèque, le projet combine innovation numérique et agriculture résiliente au changement climatique dans un programme de formation pratique et appliqué. Dans le cadre d’un programme complet de formation des formateurs (Train-the-Trainer), les enseignants de l’EFTP local acquièrent non seulement des compétences techniques en hydroponie, mais aussi des méthodes pédagogiques intégrant l’approche de genre. Cela leur permet de promouvoir le leadership, la participation équitable et l’inclusion au sein du nouveau programme de formation en hydroponie. À travers un cours pilote, les participants — dont au moins la moitié sont des femmes — développent également des compétences en leadership, en gestion d’entreprise et en entrepreneuriat coopératif durable. En favorisant les modèles coopératifs, le projet réduit les risques individuels, améliore l’accès aux marchés et encourage une logique de propriété partagée dans les économies rurales. Le projet collabore étroitement avec les autorités locales ainsi qu’avec des organisations communautaires et féminines afin de garantir que le programme de formation réponde directement aux besoins et priorités des populations concernées. Au-delà de l’apprentissage des techniques agricoles modernes, SHE-GROWS répond à des défis majeurs tels que le chômage, les inégalités de genre et la rareté de l’eau, en posant les bases d’un développement rural plus inclusif et résilient. Enfin, grâce à l’élaboration d’un plan de durabilité et de manuels complets — incluant outils pratiques, stratégies de formation et méthodologies inclusives — le projet assure la transférabilité de son approche à d’autres communautés rurales au-delà de sa durée de vie. Ainsi, il contribue à améliorer les conditions économiques des familles tunisiennes et propose un modèle évolutif de revitalisation agricole et de croissance équitable à l’échelle internationale
Objectif L’autonomisation économique figure parmi les priorités majeures de la Commission européenne dans le cadre de la Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Il a été constaté que les compétences liées à la mode, ainsi que les compétences professionnelles de manière générale, constituent un frein à l’accès au marché du travail. Les institutions de formation professionnelle sont souvent perçues comme ne disposant pas de spécialisations pertinentes et adaptées aux besoins du secteur, notamment dans le domaine de la mode. Par ailleurs, les opportunités de formation et d’emploi disponibles sont fréquemment incompatibles avec les intérêts et les qualifications des chercheurs d’emploi, ce qui réduit leur motivation à postuler et nuit à la stabilité de l’emploi. Du point de vue des employeurs, ceux-ci recherchent des candidats disposant de compétences techniques et professionnelles spécifiques et adaptées. La majorité des entreprises du secteur de la mode interrogées indiquent que la situation économique actuelle et future devrait entraîner une augmentation de la demande pour leurs produits et services, ce qui ouvre des perspectives importantes de création de nouveaux emplois dans les années à venir. Dans ce contexte, le projet s’inscrit dans la priorité régionale « Croissance durable et emplois », ainsi que dans la sous-priorité visant à renforcer les liens entre le monde académique, la recherche et le secteur privé, en se concentrant sur un secteur économique clé de la région MENA : la mode. Le projet vise à répondre aux besoins d’un marché de la mode en expansion en : développant les capacités des enseignants dans le domaine du design de mode ; créant un diplôme professionnel et orienté carrière en design de mode, accessible aux titulaires d’un Bachelor en mode, arts appliqués, design graphique ou architecture ; intégrant des modules spécialisés dans les programmes de licence existants (mode, design graphique et architecture) ; développant, au sein des universités, un programme de formation professionnelle destiné aux étudiants n’ayant pas accès à l’enseignement universitaire classique ; renforçant la coopération université–entreprise à travers des stages dans des entreprises de mode, encadrés par des accords et des protocoles de coopération (MoU) ; mettant en place des ateliers et centres de formation dédiés, soutenant à la fois le diplôme professionnel et les programmes de licence existants. À travers ces actions, le projet ambitionne de mieux aligner la formation aux besoins du marché du travail, de renforcer l’employabilité des jeunes et de soutenir le développement durable du secteur de la mode dans la région.