Le patrimoine culturel est reconnu comme un levier et un catalyseur du développement durable. Sa réutilisation / réutilisation adaptative et sa valorisation jouent un rôle crucial dans l’attraction touristique, l’augmentation de l’employabilité, le développement du potentiel économique régional, la production de développement urbain et régional, tout en prolongeant la durée de vie du patrimoine. Cependant, de nombreux sites patrimoniaux ne sont pas reconnus par leurs gouvernements et manquent de visibilité et de sensibilisation touristique. L’absence de stratégie claire de développement et de promotion de ces sites entraîne la perte de leur valeur unique. De plus, l’inadéquation des infrastructures et/ou des services sur ces sites a un effet dissuasif sur les visiteurs. La région du SudMéditerranéen (3) est caractérisée par de nombreux sites patrimoniaux négligés, peu mis en valeur par l’industrie touristique. Ce manque se reflète également dans le secteur académique, qui doit acquérir les compétences appropriées pour une gestion innovante du patrimoine culturel par le biais du développement touristique. Le monde académique a besoin de l’introduction d’une formation hybride, à l’intersection du patrimoine, de l’aménagement du territoire, du tourisme et de l’économie. Le projet vise à identifier les leviers liés au potentiel du patrimoine culturel dans le cadre du développement de destinations touristiques, favorisant une reprise socioéconomique. D’un autre point de vue, il étudie également le rôle des sites touristiques dans la préservation et la revitalisation des biens patrimoniaux. Le projet mettra en œuvre des programmes d’études intensifs (ISP) dans six universités, promouvant des approches d’apprentissage par les pairs, tout en contribuant au développement urbain des études de cas en Italie, Espagne, Égypte et Tunisie. Il établira un partenariat stratégique entre établissements d’enseignement supérieur, afin de répondre aux lacunes de l’enseignement en gestion du patrimoine associée à la promotion touristique, et à la sousexploitation des ressources patrimoniales (matérielles et immatérielles). Le projet abordera la gestion du patrimoine selon six axes principaux : Planification urbaine Planification socioéconomique Directives architecturales Utilisation créative Efficacité environnementale Économie circulaire Le projet adopte une approche intersectorielle, en impliquant plusieurs secteurs lors des ISP, notamment l’enseignement supérieur, les entreprises, le tourisme, les autorités patrimoniales, les gouvernements locaux et les citoyens. Il produira six livrables intellectuels principaux, accessibles aux étudiants, enseignants et professionnels actifs dans les domaines du patrimoine culturel et du tourisme. Les programmes d’études intensifs (ISP) offriront un développement théorique et pratique autour d’études de cas patrimoniaux. Déployés en plusieurs phases, chaque ISP sera ouvert aux étudiants des quatre universités bénéficiaires. Ils renforceront l’exposition des étudiants, favorisant l’internationalisation et la mobilité. Les ISP basés sur les études de cas fourniront des propositions de valorisation de sites patrimoniaux locaux négligés, avec l’apport d’experts en gestion du patrimoine et des autorités locales.
L’enseignement et la pratique de l’ingénierie,et plus généralement des disciplines STEM (sciences,technologie,ingénierie et mathématiques),sont coûteux,peuvent épuiser des ressources précieuses (matériaux,énergie,etc.) et sont souvent très chronophages (notamment dans la mise en place d’expériences physiques ou les démarches de type essaierreur). C’est pourquoi la modélisation numérique s’impose progressivement dans de nombreux domaines liés aux STEM,allant de la fiabilité mécanique des ponts à la conception de dispositifs médicaux implantables. La modélisation numérique permet en effet des tests rapides et peu coûteux sans avoir à construire de dispositifs physiques,elle offre des perspectives et une meilleure compréhension des phénomènes,peut être utilisée pour concevoir des produits ou des solutions,et permet aussi l’optimisation de processus. Par ailleurs,pour développer des solutions concrètes et adaptées au monde réel et transformer l’enseignement,la formation technique doit être complétée par une formation entrepreneuriale. Le projet PYTHAGORAS répond à ces besoins en proposant huit modules de formation (en présentiel et en ligne),couvrant des thématiques allant de la modélisation numérique et de la conception jusqu’à l’entrepreneuriat et les compétences en affaires. Ces modules sont autonomes et peuvent être intégrés pour actualiser et moderniser des cursus existants. Les formations seront appliquées à des problématiques réelles,à travers trois études de cas prévues en Égypte et en Tunisie,les étudiants devant présenter un business case basé sur les solutions qu’ils auront développées. La formation cible la prochaine génération d’innovateurs : étudiants de niveau licence et master,jeunes professionnels (objectif : plus de 200 participants),ainsi que des enseignants qui formeront les futurs étudiants (objectif : 20 formateurs). Les activités comprendront également la création de laboratoires interconnectés et l’implication du marché du travail. L’impact attendu porte sur : l’amélioration des compétences des participants,l’augmentation de leurs perspectives d’emploi,le développement d’une culture de l’innovation en ingénierie,où des connaissances modernisées,fondées sur des méthodes numériques et digitales avancées,seront mises en œuvre et valorisées sur le marché.
En réunissant les 13 universités publiques tunisiennes, le Ministère de l’Enseignement Supérieur (MESRS) et deux autres acteurs très importants tels que l’ANPR et l’IEAQA, le projet DIRASA a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la gouvernance de la recherche universitaire en Tunisie en promouvant le dialogue et la coopération scientifique entre les acteurs du système national de recherche tunisien. Plus précisément, DIRASA vise à renforcer les capacités de suivi stratégique et de prospective scientifique par l’amélioration des compétences du personnel universitaire, en augmentant la visibilité de la recherche universitaire et en développant les interactions entre la recherche et le socioéconomique. En raison de ces objectifs, DIRASA met en avant les nouvelles technologies dans l’enseignement supérieur nécessaires au développement du secteur de l’enseignement supérieur et de ses liens avec la société, à travers la création d’un réseau à l’échelle nationale où les universités, les unités de recherche et laboratoires, les centres de recherche collaborent pour appliquer les produits de recherche dans le contexte local. Trois groupes cibles principaux sont visés par les actions du projet : Les dirigeants (recteurs, vicerecteurs, responsables d’établissements et de départements, doyens et vicedoyens en charge de la recherche universitaire) des universités tunisiennes ; Le personnel administratif et académique ainsi que les personnes en charge de la gestion et de l’administration de la recherche, responsables de la gestion opérationnelle de la recherche ; Enfin, les chercheurs et doctorants, qui bénéficieront des formations proposées par le projet. En plus de ces groupes cibles, des représentants de la société civile (décideurs politiques, autres institutions nationales et locales non partenaires du consortium) participeront activement aux ateliers de coopération encore prévus par le projet.
La pandémie de Covid19, survenue en 2020 et 2021, est venue confirmer encore davantage l’importance de la numérisation des administrations, des entreprises, et bien entendu, des établissements d’enseignement supérieur. Les pays africains se sont engagés dans cette dynamique numérique, mais ils progressent à un rythme plus lent. Cela s’explique certes par des facteurs économiques, culturels et politiques, mais aussi par un manque de connaissances et de capacités des établissements d’enseignement supérieur à renouveler leurs pratiques pédagogiques à travers le prisme du numérique. Dans ce projet, nous approfondissons la problématique de la fracture numérique et proposons une contribution à sa réduction. Nos idées et orientations s’appuient sur des études antérieures qui ont clairement mis en évidence le besoin critique, mais aussi les défis auxquels sont confrontés les établissements d’enseignement supérieur africains pour s’adapter aux exigences actuelles et futures du marché du travail ainsi qu’aux attentes des étudiants. Nous proposons ainsi un cadre stratégique pour accompagner la numérisation, un cadre à la fois culturellement et fonctionnellement adaptable, afin d’éviter une solution unique standardisée. Le transfert de bonnes pratiques de l’Europe vers l’Afrique est essentiel pour atteindre cet objectif. C’est pourquoi nous proposons la création de centres numériques ayant pour mission de renforcer les compétences numériques et les soft skills de tous les acteurs impliqués dans la mission de l’enseignement supérieur. Nous établissons des liens avec d’autres parties prenantes de la société pour favoriser le transfert de connaissances, en mettant en place des communautés de pratique et des catalyseurs numériques. Notre stratégie de diffusion vise à favoriser un changement sectoriel en Afrique et à mieux répondre aux enjeux de l’élargissement de la participation en Europe